Rosa Bonheur aime quand vous faîtes « chut » !
Rosa Bonheur est un établissement fondé en 2008 suite à l’appel d’offre de la Ville de Paris pour l’exploitation d’une concession alors sous exploitée et inaccessible pour les visiteurs du parc.
L’ouverture de la guinguette, un lieu où « l’on mange, boit et danse » selon la tradition, a attiré de plus en plus de clientes et de clients, de gens du quartier et de l’Est Parisien ainsi que des touristes jusqu’à dépasser le cercle initial voulu par les deux exploitantes, Michelle Cassaro, la gérante, et Céline Auzou, la directrice.
Face aux doléances directes et indirectes, Rosa Bonheur maintient le contact avec toutes les parties concernées et est intervenue au conseil de quartier des Buttes Chaumont le 20 octobre 2009 sur invitation de M François Dagnaud, 1er adjoint au Maire du 19e arrondissement, M Roger Madec. Le compte-rendu est disponible ici (Compte-Rendu Buttes Chaumont 201009).
En mai 2009, suite à des plaintes déposées par différents riverains anonymes constitués en pétition et à l’intervention de personnes qui se sont présenté directement à l’établissement, Michelle Cassaro et Céline Auzou décident de fermer l’établissement à minuit au lieu de deux heures du matin, comme autorisé à Paris par la Préfecture de Police.
Une charte et un règlement de l’établissement sont définis sur les conseils de notre syndicat professionnel, la CSCAD, et diffusés sur site et sur le site web.
Le compte rendu du Conseil de Quartier des Buttes Chaumont du 21 octobre 2010 fait le point sur la question :
« Cette problématique (ndlr : demande de tranquillité de la part des riverains) a été soulevée à plusieurs reprises dans le quartier, notamment depuis l’arrivée du Rosa Bonheur. Cet établissement est agréable et apprécié mais a pu créer des difficultés pour les riverains. Les gérants sont venus se présenter et s’en expliquer en Conseil de quartier, ont fait des travaux pour améliorer l’isolation acoustique de l’établissement, ont travaillé sur les trajectoires des gens qui entrent et sortent pour les orienter vers le carrefour Crimée/Botzaris… Une partie des problèmes a ainsi été réglée. Subsistent des nuisances sonores liées à la sortie des clients, particulièrement nombreux aux beaux jours, mais celles-ci relèvent davantage de la responsabilité individuelle. »
L’été 2011 voit une innovation notable dans la gestion sonore d’un lieu avec la campagne du « chut ».
Les riverains ne se plaignent pas des émergences sonores émises par la musique à l’intérieur, mais du bruit causé par la sortie des clients aux grilles du parc.
Une procédure a été définie :
- projection du visuel sur les deux fenêtres de la façade, écrans largement visibles depuis l’intérieur
- fermeture du bar principal par rideau, qui a le marquage du visuel sur toute sa largeur
- diffusion de slows une demie heure avant la fermeture
- pas de service au bar un quart d’heure avant la fermeture.
les agents de sécurité accompagnent les clients tout le long de la soirée et les engagent à ne pas monter la voix sur le chemin de la sortie
Michelle Cassaro donne l’exemple en faisant « chut » très régulièrement à la sortie, les gens comprennent, la communication non verbale est parfois la meilleure
Une photo du trottoir vide est conservée chaque soir par le responsable des agents de sécurité.
Rosa Bonheur a entamé une communication active avec un visuel créé par Patricia Corre (agence Lacorreporation) :
message sur le site rosabonheur.fr (25 000 visiteurs uniques / mois)
message sur la fan page Facebook (20 000 « fans »)
reprise sur le compte Twitter (700 abonnés)
projection d’une animation vidéo sur les écrans
encart publicitaire dans le programme des Nuits Capitales (25 000 exemplaires).
La méthode employée est celle du bon sens et de l’écoute avec la clientèle et les riverains.
Publicité dans le programme des Nuits Capitales :
Ce communiqué est ajouté dans les documents consultables sur la charte de l’établissement ici.





